jeudi 5 juin 2014

le sens de la vie..

Alors ça si ce n'est pas un sujet? Je peux vous éclaircir tout de suite, le sens de votre vie, c'est celui que vous lui donnez. Soyez sincère avec vous-même, seulement ce que vous aimez faire est le sens que vous pouvez donner à votre vie, baiser et gagner du pognon ne sont pas des options, le sens religieux implique un peu plus de spiritualité  et cela n'a pas forcément à voir avec Dieu, ce grand machin qui n'est même pas foutu de s’inquiéter des misères de ce monde. L’expérience,  mam'zelle Fonatine, ne m'apporte rien d'autre que l'amour de cette foutue nature. La nature, c'est notre origine, le monde d’où l'on vient

Oui, tu m'as parlé?




Cela me paraît une éternité, depuis la dernière fois que je me suis exprimé sur ce blog, mais il est vrai, qu'étant peu fréquenté il reste un peu confidentiel. C'est une excuse, et les excuses sont toujours bonnes, je ne pense qu'à repartir et ce n'est pas raisonnable...Quoi de plus attirant que ce qui n'est pas raisonnable. Fin decembre 2013, je suis arrivé sur Tarutao, la plage d'Ao molae était déserte, j'ai planté ma tente, Kai et Deng m'ont accueilli chez eux, le restaurant était fermé. Deng est Bouddhiste, Kai Musulman, mais ils n'emmerdent personne avec leurs croyances, je les aime pour cela. Ils m'ont hébergé et nourri sans jamais s'enquérir de ma propre religion. Je n'en ai d'ailleurs pas, je ne crois qu'à ce que je peux constater par moi-même...Pour les "croyants", pas mes amis non, les autres, ceux qui pensent être surveillés en permanence par un fantôme extra-terrestre doté de super-pouvoirs, je suis un idiot, une merde qui ne mérite pas de vivre...Je crois en la nature, celle qui chemine dans nos veines et la sève des arbres, nous sommes des singes, et j'en viens à me dire que nous ne sommes pas meilleurs que ces primates qui nous font rire. Je n'ai pas de honte à me reconnaître en eux, une parfaite image dans le miroir de mon espèce, mu par les même instincts.
Je suis revenu sur cette île pour me connecter au monde, contempler les racines, caresser leur écorce serpentine, écouter le chant des oiseaux, me plonger dans l'onde et en ressortir comme si je naissais à nouveau. Comment faire partager un sentiment si complexe à des gens qui peuvent me lire, sans vraiment comprendre ce que je dis, embrasser le monde, c'est ce que je ressens, l'étreindre, mes mots sont faibles, ils ne parviennent pas à exprimer ce qui gonfle ma poitrine.

mercredi 30 avril 2014

Retour difficile...

Oui, le retour à été difficile.. Déjà pratiquement six semaines que je suis rentré et je commence à peine à m'en remettre. Je me suis replié sur mon nombril comme un Bernard l'hermite, rien à voir avec ces pétulants auteurs de blogs de voyage qui fleurissent sur le net. Je dois être trop négatif, ou peut-être trop vieux, mais le retour dans ce pays triste qui est le mien, me fout un bourdon redoutable, je ne pense qu'à repartir, je veux du chaud, du tropical, je ne suis pas raisonnable. Pendant presque deux mois, je me suis immergé quotidiennement dans la jungle moite, me suis fait bouffer par tous les insectes vampire de la création et j'en redemande.. Non, je ne suis pas raisonnable, la forêt Landaise n'est qu'une pâle copie d'une vraie forêt et même pas une approximation de ce que peut être une forêt tropicale, ce n'est qu'une plantation d'arbres à but commercial, peuplée d'animaux importés pour le trouble plaisir des chasseurs du Dimanche, ceux qui tuent des bestioles pour le plaisir et certainement pas par nécessité. Ou est cette paix que je ressentais au pieds des grands arbres, entre les racines qui m'entouraient comme des bras? Je dois faire des efforts pour la retrouver, le printemps m'y aide, lui et sa sage douceur, sa verdure, sa fougue, qui seulement à ce moment, devient sœur de la véhémence tropicale à bruire, grandir, fleurir et pousser. Ensuite, dans le but de retrouver mon copain Pascal, licencié économique et expatrié, je me suis immergé dans le doux Cambodge. sept ans après ma première visite, j'ai vu que le tourisme de luxe avait encore frappé, des villes entières défigurées par les hôtels haut de gamme. Siem réap, pour l'exemple, que j'avais découverte comme une petite ville de province agréable et populaire est devenue une enclave dédiée aux touristes aisés, les jolis quartiers de maisons sur pilotis au long du canal ont été rasés pour améliorer la vue des clients aux balcons des grands hôtels. La raison en est simple: c'est ici la porte vers les fameux temples d'Angkor, la ville draine deux millions de touristes chaque années et des sommes d'argent conséquentes, c'est incontournable, il n'y à rien à y faire, l'appât du gain gère notre planète et je fais partie d'une des dernières générations à pouvoir encore contempler des endroits "presque" vierges, demain il n'y aura plus que des plages dédiées aux full-moon parties et des villages typiques avec des bars à putes. Cette perspective rends mes instants volés, plus précieux encore, plus magiques, et ma vie qui se raccourcit, le temps qui passe, les rends plus urgents.

vendredi 18 avril 2014

Galère...

Bon, j'ai eu un problème d'ordi, du genre: être obligé d'en acheter un autre, pour retrouver le contact. Exit mon vieux HP, une bonne bécane, vraiment, j'étais déjà en rade au moment de mon départ, mais au retour, c'était le bouquet, le noir total, impossible de me connecter, j'ai du attendre d'avoir le fric pour me repointer sur le net. Donc là, maintenant, juste remis de mon retour, je ne pense qu'à mon départ... Normalement, mais je ne puis présumer de l'avenir, je prévois de partir avec ma fille... Grand et beau plaisir pour moi, j'ai envie de lui montrer mes lieux privilégies, lui présenter mes amis. Partager mon expérience. Est-il besoin de dire que je suis super motivé?

mardi 25 mars 2014

Je suis rentré...

Voila, je suis rentré, quelle étrange sensation, angoissante, insécure... le froid me semblait supportable, mais il ne l'est pas et je me suis chopé la crève, la bonne, avec une toux creuse et les poumons qui brûlent. Il pleut, il grêle, j'ai froid, qu'est -ce que je suis venu foutre ici? J'ai un mal fou a rassembler des souvenirs, tellement j'ai la gerbe d'être revenu dans ce pays triste.
J'ai tellement du mal à m'identifier à tous ces joyeux voyageurs professionnels, diplômés, expatriés, mais je les envie, pourquoi ne suis-je pas né du bon côté?, celui des parents aisés, férus de culture judéo-chrétienne, cela aurait été tellement plus simple, surtout par rapport avec ma lutte pour la vie...
Non, mais là il fait froid, dehors, il tombe des cordes et le printemps vient tout doucement. Il est gentil, fleuri ce qu'il faut, il vous touche et vous parle M'ame Fonatine

samedi 8 février 2014

Salut..

C est super dur d acceder au blog, tout est ecrit en Thai, bref, j ai quitte Tarutao hier, a present je suis a Hat yai, ensuite je remonterais vers Bangkok ou parait-il c est un peu le foutoir, pour l instant je soigne mes piqures d insectes, ensuite faudra que je trouve du temps pour repondre a une question qui m a ete posee alors que j etais deja parti et qui me trotte dans la tete depuis....A+

lundi 9 décembre 2013

Plus près, tu meurs

Là, vraiment, je suis de nouveau dans les starting blocks, mon sac est presque prêt, il me reste à acheter un billet de train pour Paris, je suis sur les nerfs, surexcité et tout... En ce moment, c'est de la gelée tous les matins, pas le truc sucré qui tremblote, mais les frimas de l'hiver, les frissons, le nez bouché, la goutte froide à l'extrémité de mon appendice nasal: l'horreur! Dans une semaine, si tout se passe bien, je devrais avoir planté ma tente au bord de la plage, près d'une eau à 28°. Cependant, avant de partir pour des périples solitaires en forêt, faudra que j'installe mon dispositif anti-singe, bambous affûtés et pièges de vétéran du Viet-nam, la routine... Dans mon jeune temps, cela me faisait rire, les vieux qui revenaient toujours au même camping, chaque été, mais en fin de compte, je fais exactement pareil, ma seule excuse, c'est qu'il est difficile de nos jours, de trouver encore quelques endroits préservés, une forêt ou ne résonne pas l'abominable bruit de la tronçonneuse et ici, quand je m'enfonce dans la jungle, je me sens aussi loin que si j'étais dans la quatrième dimension. A ma petite mesure, c'est mon aventure à moi, mon contact au plus près de la nature, les seuls dangers étant de rencontrer un King cobra ou de me blesser trop gravement pour pouvoir rentrer mais cela me fout suffisamment les jetons pour que je sois prudent. Je rêve tellement à la verdure que j'en oublie toutes ces saloperies de bestioles vicelardes, celles qui vont chercher à me piquer, me mordre, me vampiriser, mais en y réfléchissant, c'est presque de l'amour, de vouloir tellement étreindre et absorber un être, fut-il moi-même, humain à la peau blême, tendre et fragile... Elle nous aime, la mère nature, au point de nous absorber complètement un jour ou l'autre, en attendant, elle prends des amuse-gueule. Au mois de Janvier, j'espère revoir mon copain Stéfano, il est comme moi, pas trop e-mail, correspondance et tout, il fait sa vie et moi la mienne, pas communicatifs les gars... Je passerai Noël sur Tarutao, mais il n'y à pas de sapins dans le coin et l'électricité est coupée à 22h, si vous voulez amener du champagne ou juste une bouteille de Bourbon, ça peut le faire, venez au restau d'Ao molae, demandez Mister John...