lundi 24 novembre 2014

Re: Le sens de la vie



"Même si la vie n'a pas de sens, qu'est-ce qui nous empêche de lui en inventer un ?"  


Lewis Caroll ( Alice au Pays des Merveilles)

vendredi 17 octobre 2014

Hi jungle I'ill be back...

Je viens juste d'acheter un billet d'avion, je me sens mieux, plus léger, plus vivant... Je ne pars "que" 2 mois, je suis un vieux type et je dois penser à ma retraite (si, si!)indexée sur ma dernière année de boulot. Donc je vais camper sur Tarutao et tremper mes fesses dans les torrents de jungle, c'est l'endroit ou je me connecte à l'âme du monde. Je vais aussi tester la GoPro silver que je viens d'acheter, il faut dire que mon ancienne caméra fournissait des images live un peu soûlantes, trop saccadées. J'ai fait un test ici, chez moi, en VTT et à pied, les images sont vraiment très bonnes, le panoramique et les couleurs satisfaisants (je ne suis pas un pro) le seul souci étant que pour avoir un son valable il faut sortir la caméra de son boîtier étanche et qu'alors, il n'y à plus moyen de la fixer sur un trépied ni aucun support. Je me suis fabriqué quelque cartes, histoire de me repérer.


C'est bricolé avec Google earth et Google maps, travaillé un peu sur Photoshop et plastifié. Avec le GPS qui me donne latitude et longitude et l'aide de la boussole, cela me permet de me repérer sans trop d'erreurs ni une précision diabolique, il faut le dire, mais qui m'a suffi jusqu'à présent. La carte ci-dessus montre la fin de Lo po beach vers un endroit que j'aimerais bien explorer et qui nécessitera bien 2 jours de marche dans une région sans route ni piste, fréquentée cependant de manière sporadique par des trafiquants assez peu enclins à la fraternisation avec les touristes. Mais bon, quand je suis attiré par un endroit, j'ai du mal à me raisonner, je serai prudent, bien sûr, et excité comme une puce... Je pars le 5 Janvier, la fleur au fusil avec mon parang(machette) et ma caméra ainsi qu'une grande envie de me laver l'esprit de toute les impuretés du monde...

vendredi 22 août 2014

Le sens de la vie II



 Tiens, je me suis souvenu d'une autre petite réflexion à propos du sens de la vie: En fait, notre existence n'a de sens que de manière collective, au fil des générations, nous sommes emportés dans le flux de notre propre histoire, chacun, en tant qu'individu formons une part de ce fleuve capricieux qu'est l'humanité, comme des gouttes d'eau forment une rivière.... Je crois que le caractère de ce que nous ressentons détermine le sens et le destin de l'humanité, autrement dit, chaque goutte d'eau donne à la rivière, sa clarté, sa pureté ou bien contribue à en faire un fleuve dangereux, pollué et sans beauté. Ce n'est pas seulement le talent ou l'intelligence qui peuvent porter tout nos espoirs, je pense que l'empathie, la compassion véritable, le respect de ce qui est vivant, sont nos véritables buts et surtout il faut cesser de se croire adultes alors que nous sommes des enfants capricieux. Ce sont ses sentiments, sa fibre sensible, son imagination et non pas ses capacités d'organisation et son don pour la maçonnerie monumentale, qui font du primate humain un humain véritable. Au-delà des invérifiables croyances et de la foule de superstitions que les hommes craintifs se sont inventé, nous fabriquons chaque jour le monde ou nous vivons, par nos actes et nos pensées, la qualité de ce que nous dispensons autour de nous. Le "mal" selon notre concept Judéo-chrétien, ne peut pas être éradiqué, il est indispensable à l'équilibre de l'univers et fait partie de nous, il vit en nous. Mais il peut être mis en minorité et si il l'est dans nos cœurs, il peut l'être un jour aussi dans le monde, je crois sincèrement, qu'en nous "améliorant" nous améliorons le Monde... On peut du moins l’espérer et que serions nous sans l'espoir, sinon des singes tristes qui se regardent mourir?

dimanche 17 août 2014

Re: Impressions Cambodgiennes







Dans l'article plus bas, quelque photos du Cambodge, notamment, au milieu d'images plus neutres, celles d'un manifestation pacifique de femmes à Phnom Penh au début du mois de Mars 2014. Ce qui m'avait surtout frappé était le visage épuisé, marqué par les épreuves de ces femmes qui défilaient, des fleurs à la main pour réclamer la libération de maris, de frères ou simplement d'amis, emprisonnés au centre correctionnel 3 et à la prison de Kompong Cham. Leur délit: avoir réclamé un salaire minimum de 160 Dollars par mois pour leur travail dans les usines de vêtements en général et celles gérées par le partenariat Américano-Coréen: "The Carlyle group" et "Yakjin Trading corp." qui possède également des usines au Vietnam et en Indonésie, je vous laisse imaginer les marques fabriquées...La réaction à été brutale dès le début des protestations, en Décembre 2013: tirs à balles réelles sur des gens désarmés, violences, quatre morts sur le carreau, des dizaines de blessés par balles, des dizaines d'arrestations. Les milliards de dollars de profit générés par le commerce florissant de la main d’œuvre et du textile ne peuvent supporter le désordre et chaque dollar accordé aux ouvriers est une perte pour les entreprises...Vive la mondialisation!
Le déploiement de force policière face à des femmes vêtues de blanc et portant des fleurs, montre à quel point le régime craint de perdre ses sources de profit et ses pots-de-vin. Pour finir, les policiers ont embarqué le tambour qui servait à attirer l'attention sur la marche protestataire, il lui ont pris sa voix. Le cortège à continué malgré tout et plusieurs moines en robe orange qui passaient ont rejoint la marche, certainement dans le but d'éviter des violences mais aussi par solidarité. J'ai été ému par le courage de ces femmes en blanc qui, à un moment, se sont agenouillées devant des policiers anti-émeute impassibles, revêtus d'armures en kevlar, munis de casques, de matraques et de boucliers. Il est à préciser que les ouvriers emprisonnés risquent de passer 6 mois en prison avant le procès ou ils risquent jusqu'à 5 années de prison et des amendes qu'ils auront bien du mal à payer.(Le nom "Beoung Kak" inscrit sur le tambour fait certainement référence à un autre conflit, celui de l'expropriation manu militari, par la violence, l'intimidation, ou l'offre d'une dérisoire compensation, des résidents de Beoung Kak lake au profit d'une société immobilière, la Shukaku Inc. dirigée par le sénateur Lao Men Khin, du "Parti du peuple Cambodgien" et président de la chambre de commerce. Il va sans dire, que ce seront des résidences dites "de standing" qui seront construites..)
Il est à noter qu'à l'heure actuelle les tentatives de protestation des ouvriers du vêtement continuent et les "meneurs" sont systématiquement arrêtés, le mouvement tente de s'étendre à l'industrie de la chaussure, Nike serre les fesses, Puma aussi, mais sans plus, les décideurs sans états d'âme, dans les buildings de verre des cités Occidentales, calculent les pertes et profits et les humains n'existent pas, ce ne sont que des ressources comme les autres, on les gère comme la fabrication d'une paire de Levi's: on se débarrasse des malfaçons...
Deux jours plus tard, j'étais à Bangkok, me baladant dans le no man's land autour de Démocracy Monument, longeant les barbelés installés par d'autres protestataires, ici aussi, le sang à coulé mais par contre, je n'ai jamais compris grand-chose, à part qu'il semble y avoir un important clivage entre les paysans du nord-est et les "intellectuels" de Bangkok. Mais tout ceci est un peu trop compliqué pour pouvoir discerner qui à raison et qui à tort, je ne m'y risquerai pas..
Je sais, je devrais me contenter d'être un touriste comme les autres, mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas rester indifférent et cela m'énerve au plus haut point quand on confonds le développement d'un pays et le bien-être de sa population la moins aisée. Au Cambodge, sept années après mon premier voyage, après avoir été ému par les blessures encore fraîches de ce peuple, je me suis rendu compte que tout ce courage n'avait servi à rien, que leur combat était loin d'être fini et que les interminables procès de quelque vieillards ex-Khmer rouges, n'était qu'une mascarade, un carnaval médiatique destiné à cacher tout le reste... Je ne suis pas un communiste blanchi sous le harnais ni quoi que ce soit d'autre, je n'ai jamais appartenu à aucune secte de bien-pensants, je hais les dogmes, seule ma sensibilité me guide, je préfère le dire avant de me faire coller une inévitable étiquette, tant il est hors de propos, lorsqu'on parle de voyages d’émettre une opinion un tant soit peu "politique". J'ouvre les yeux, c'est mon défaut, si vous allez au Cambodge ou ailleurs, essayez d'en faire autant et sachez que vous ferez plus pour le développement d'un pays en allant manger dans un petit restau d'un quartier populaire qu'en prenant une chambre dans un hôtel de luxe.

PS: Un site sur le sujet évoqué plus haut :http://webdoc.france24.com/cambodge/textile/

Impressions Cambodgiennes...en photos