dimanche 24 mai 2015

Tourisme responsable?


Je m'étais dit avec raison, que la jungle, ça me ferait du bien, une jungle sans fauves ni chercheurs d'or. Un endroit vivant et beau ou je pourrais me balader sans l'aide d'un guide, avec juste quelque serpents et des bricoles un peu dangereuses pour l'adrénaline. C'était une bonne idée, un moyen peut-être un peu tordu pour me laver l'intérieur de la tête, mais ça marche... Après, le dernier truc pour se nettoyer le cerveau, c'est la mort, mais c'est un peu définitif. Là, l'intérêt c'est que je peux recommencer, m'épuiser en transports divers, partir loin de chez moi, prendre l'avion... Chez moi? c'est ou?.. je n'en sais trop rien, j'ai toujours vécu dans le provisoire, sans rien conserver de définitif, c'est ainsi que la vie m'a façonné et je n'y peux rien, ou plutôt je ne veux plus que ça change, posséder trop de choses, un petit chez soi, thésauriser, amasser, ça rends égoïste et je n'en ai pas envie.
Sinon, pour se faire des shampooings à l'intérieur du crâne, il y à plein de trucs, l'alcool, les médicaments, les antidépresseurs, les drogues de toute sortes, la plupart des gens essaient ça. Mais ça ne vide rien du tout, je me demande même si ça n'en rajoute pas, ça vous transforme en mort-vivant et c'est pas le but. Je rêve de me diluer dans le vert et le frémissant, le grouillant univers. La structure complexe d'une feuille, la transparence de l'eau, contiennent plus que leur apparence et nous leur appartenons. Nos corps physiques sont faits d’éléments naturels, Oxygène, Hydrogène, Carbone, Azote et près de soixante éléments différents dont l'or et l'argent(!) nos cerveaux, nos yeux nos mains, sont bâtis à l'aide de la même matière que le vivant tout entier. alors pourquoi tant d'indifférence au sort du monde? si la planète est polluée, nos corps le sont aussi. J'ai du mal à comprendre comment les êtres intelligents que sont les humains ont pu oublier leurs liens de parenté, leurs liens filiaux avec le monde qu'ils arpentent chaque jour.
Nous voyageons bien plus qu'autrefois, quand les voyages étaient l'apanage des gens riches et ces connaissances nouvelles à notre portée auraient du nous éduquer, nous rendre plus responsables. Mais c'est loin d'être le cas et nous feignons ignorer l'empreinte que nous, touristes, laissons derrière nous.  Je profite au maximum et avec le plus de respect possible de ce que la planète m'offre car j'en ai bien peur, la génération de nos petits-enfants n'aura plus à voir que des paysages pollués des eaux sales, des forêts réduites à la portion congrue. Notre chair, notre sang, nos cellules, finissent par ressembler à ces paysages ravagés par l'industrialisation et le profit, altérés, meurtris et corrompus par des maladies nouvelles, des cancers, d'étranges allergies encore inconnues il y à quelque décennies et il y à un lien direct avec l'état de la planète.
Je sais, ce genre de discours me catalogue, j'ai un jour, été assez stupide pour dialoguer avec un chasseur de chez moi, un de ces gars qui flinguent les bestioles juste pour "passer un bon moment"
Ile de Java, Indonesie (photo:Zak Noyle)
, sa réaction,un brin méprisante à été: "t'es un écolo, toi!". Eh ben non, même pas, je ne milite pas, je ne vote certainement pas non plus, je me contente de prendre soin des bouts de monde que je côtoie. Si je voulais vraiment être intégriste, je ne prendrais plus l'avion, je ne roulerais plus qu'en vélo, alors je me contente de ce qui est à ma portée, je ne suis qu'un petit humain qui aime les arbres et ils me font du bien parce qu'ils sont vivants et beaux et que tant qu'ils seront là, nous y serons aussi.
Willamette National forest, Oregon (photo:Daniel Dancer)

Mortelle ingestion, atoll de Midway (photo:Chris Jordan)








Et pour terminer, une citation de circonstances,tirée d'un best-seller connu:

"Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle; car tout est vanité."

Ecclésiaste 3.19

vendredi 1 mai 2015

La quête..



"Nous virons de bord et tribord amures, nous cinglons vers cette petite terre. Bientôt, les fonds verts des bancs de sable étincellent comme des émeraudes, et, couché sous la brise maintenant très fraîche, le Sahala vole au-dessus des récifs de coraux.
C'est pour moi une joie de contempler ce monde sous-marin que l'eau limpide laisse baigner dans le soleil. C'est là que se cachent les trésors à la recherche desquels je suis parti!..."

Henry de Monfreid "Les secrets de la Mer Rouge"

Le voyage, quel qu'il soit est toujours une quête, c'est seulement l'esprit qui en est différent, les aspirations de ceux qui partent. A la manière dont vous voyagez, vous saurez qui vous êtes, à la manière dont vous recevrez les tracasseries inhérentes à tout déplacement lointain, vous saurez mesurer votre degré de tolérance. Si nous savons ou voulons le voir, le voyage nous révèle à nous-mêmes. Si nous allons au bout du monde sans que notre cœur s'ouvre et que notre faculté de ressentir ne s'éveille, alors notre périple aussi lointain soit-il, n'est qu'un produit de consommation supplémentaire.
Avant de partir, il faut prendre la mesure de nos rêves, à quoi rêvions-nous lorsque nous étions enfants? Moi, je me faufilais dans les ronces au bord du canal comme si il s'agissait de la jungle et je ne l'ai jamais oublié... Quels sont vos rêves? vos vrais rêves, pas ceux, formatés, que les médias ou les autres font pour vous. Les vraies aspirations que vous aviez étant enfants, les livres lus, les songes délicieux que l'on faisait une fois la lumière éteinte ou simplement quand notre esprit s'envolait.
C'est cela le voyage, redevenir l'enfant que nous étions, avide de nouveauté et d'aventure, de curiosité, avant que la vie d'adulte ne l'étouffe et ne le réduise au silence. S'étonner s'émerveiller, pas comme devant une nouvelle voiture, non, quelle horreur, mais avec la sensation de se remplir de quelque chose de délicieux, de plus fort, de plus précieux, une liqueur de jeunesse éternelle que nous emporterons par-delà l'âge et le temps...




lundi 27 avril 2015

Pauvre petit Népal pauvre...



La terre s'est vengée aveuglement sur le pauvre Népal, mon ami Sanjay et sa famille sont sains et saufs mais de nombreux bâtiments anciens se sont écroulés, je ne sais ce qu'il est advenu des vieux quartiers aux maisons branlantes, plusieurs fois centenaires, certaines se sont certainement écroulées, elles étaient habitées depuis de nombreuses générations malgré leur aspect branlant, leurs murs de brique un peu penchés et je frémis en pensant aux familles nombreuses qui vivaient là.
Qu'est il advenu de tous ces gens si aimables et si pauvres, de ce joueur de saranghi qui m'avait accueilli chez lui, dans sa pauvre maison de deux pièces ou il vivait avec toute sa famille, qu'est devenu ce gamin qui tentait de survivre en se louant comme guide et qui habitait une pièce misérable, sans eau, tout en haut d'un immeuble vétuste à Bakhtapur? et tant d'autres dont je me souviens avec émotion.

Le Népal est meurtri et tous les dieux du monde n'ont pas eu pitié de lui, coincé entre deux puissants voisins qui le traitent avec condescendance, voire avec mépris: la Chine et l'Inde, qui l'auraient déjà dévoré si ils le pouvaient et leurs espions y grouillent comme de la vermine. Bien sûr les états offrent leur aide, quelque millions de dollars ou d'euros, qui, pour soulager une détresse que je crois immense, ne sont que quelque roupies jetées à un mendiant. Le Népal ce n'est pas l'Afrique, point de pétrole ni de métaux rares, le genre de pays qui n'intéresse personne sauf pour des raisons de stratégie géopolitique. Qu'attendre du gouvernement "Maoïste" parvenu au pouvoir après de longues années de guérilla et par des moyens peu clairs, comme l'assassinat opportun de la famille royale par le prince Dipendra qui se suicidera(?) ensuite tout aussi opportunément. L'ancien gouvernement était soi-disant corrompu, n'empêche que sous le nouveau, je me suis fait ouvertement racketter par des douaniers en service à l’aéroport de Kathmandou.

On s'intéresse beaucoup au sort des alpinistes qui ont dépensé entre 40 000 et 70 000 dollars pour une expédition d'escalade mais qu'en est-il des Sherpas qui ne sont pas eux, de riches dilettantes mais qui gagnent seulement leur vie? combien d'entre eux sont morts dans les avalanches déclenchées par le séisme? Le tourisme était une composante essentielle de l'économie du pays qui n'est déjà pas très florissante, je suppose que la destruction partielle de ses richesses architecturales, notamment à Kathmandu et Bakhtapur va encore aggraver le déficit. Les nations gesticulent comme à leur habitude, je ne peux qu'espérer des retours positifs pour la population, je me pose seulement la question: les pauvres gens jetés dans la rue, les orphelins, les blessés, verront-il un seul dollar des aides parcimonieuses balancées comme un os à des chiens?Les autorités locales, on n'en parle même pas, j'ignore si ils ont fini par se réveiller mais alors qu'il reste encore beaucoup de Népalais n'ayant pas l'eau courante et que l’électricité n'était déjà distribuée que quelque heures par jour avant le séisme, je crains le pire. Les dieux du panthéon Hindou vont-ils s'intéresser au sort du petit Népal, ou ses riches voisins vont-ils en profiter pour resserrer leur emprise sur lui?  Je pencherai plutôt pour la deuxième solution, mais qui sait après tout, je préfère garder espoir.

J'avais prévu d'y revenir l'année prochaine et mon cœur se serre à l'avance à l'idée de voir détruits ces endroits que j'aimais, ces vieux quartiers grouillants de vie autour des Durbar square de Kathmandou et de Patan, les enfants qui jouaient autour des petits stupas blancs perdus dans les cours intérieures, et les villages alentours aux simples maisons de torchis. Je ne peux pas m'empêcher d'être bouleversé par leur souffrance et je pense à toutes les autres souffrances, celles dont on parle mais dont presque tout le monde se fout, tant que la poussière du Népal en ruines ne se dépose pas sur les costards Armani...

samedi 25 avril 2015

Pensée(s) du jour...



"Dans la vie, il n'y à pas de solutions, il y à des forces en marche, il faut les créer et les solutions suivent."

Antoine de Saint-Exupéry


Une autre, parce que je l'aime bien:

"A la chasse, je ne tire qu'en situation de légitime défense, par exemple si un lapin me menace avec un couteau."

Johnny Carson

mercredi 22 avril 2015

Printemps..



Cette fois ça y est, c'est vraiment le Printemps, ça pousse, ça bourgeonne, ça pépie et ça bourdonne, la vie est là qui nous emporte, le Printemps comme un vieux vaisseau, de retour des lointaines contrées hivernales, nous emmène vers des pays de fleurs et de miel. Le voyage parfois peut être immobile, juste un petit stimulus, une pichenette du doigt et mon imagination s'emballe, mon coeur gonfle dans ma poitrine, voilà que sur ma vieille carcasse il pousse des ailes toutes neuves qui resplendissent dans les rayons de ce soleil nouveau. Il à l'air tout neuf lui aussi, notre bel astre du jour, il chauffe et caresse à la fois. Il me fait penser à ces bas-reliefs de l'ancienne Égypte ou les rayons du Dieu-Soleil étaient terminés par des mains tendues pour toucher les êtres et les rendre à la vie. Je suis allé au boulot sur mon vélo pour profiter de ce jour bleu et doré, j'ai hébergé une coccinelle, passagère clandestine sur mon bras et un moucheron est venu bourdonner furieusement à mon oreille. Dans un jardin des lilas blancs fleurissaient, orgueilleux et éblouissants, sur le mur la vigne vierge était toute rouge de montrer ses premières feuilles et un lézard gris, sorti de sa torpeur venait offrir les fines écailles de son dos à la clarté chaude qui tombait de la-haut. Chez moi, assis devant mon PC qui s'en fout des saisons,  j'entends les chants des oiseaux tout excités de chercher compagnon, un bourdon lourdaud entre en zonzonnant et finit par se perdre, si bien que je dois l'aider à retrouver le chemin du dehors. Des tourterelles roucoulent sur le toit d'en face, un nuage passe, le ciel s'obscurcit et moi aussi.
Tout d'un coup, je suis orphelin de la lumière, ma joie reste en suspens et je suis bien le seul à qui cela arrive. Il y aura de la pluie, m’ont dit des âmes chagrines, mais la pluie de Printemps, c'est encore le Printemps. Elle donne plus de force aux germes pour frayer leur chemin vers la clarté, rends plus tendre, le vert tendre des bourgeons, elle fait perdre aux arbres fruitiers les derniers pétales qui les fleurissaient. Dire que deux semaines plus tôt il y avait encore du mimosa, les arbustes bleutés étaient encore ornés de ces odorantes touffes de pompons jaunes, puis les grappes de fleurs ont bruni et disparu sans laisser le moindre souvenir. Le Printemps, plus que toute autre saison, nous rappelle à quelle vitesse le temps trace son sillage dans nos existences. C'est le Premier Temps, la première saison, celle des origines de la vie, en Anglais on dit bien "Springtime", le temps de la source, la source de vie, la naissance du monde. Tout cycle de vie est lié à l'eau, en Thaïlande, comme au Laos ou au Cambodge, l'arrivée de l'eau est fêtée par des réjouissances communes. C'est le début d'une nouvelle marque de la roue des existences dans la boue de l'univers et que nous y soyons ou non sensibles nous sommes tous partie prenante, choses nées de la terre, chairs vivantes abreuvées à l'eau du ciel.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, le Printemps me donne envie de partir, de faire mon sac pour aller chercher l'Eldorado, le Paradis perdu, la terre promise, de m'envoler vers d'autres horizons pour m'échapper enfin de moi-même et de ma vie, devenus trop pesants pour mon cœur léger... Peut-être est-ce à cause des ailes?




samedi 18 avril 2015

Nature dangereuse



Les brûlures sur le visage de Stéfano...

Comme je l'ai souvent dit, j'aime la nature et sa diversité, les plantes vénéneuses en font partie. Je savais déjà qu'il y en avait quelques-unes dans la jungle et la mésaventure de Stefano sur la route de Talo Udang, m'a convaincu de m'y intéresser de plus près.
Il y à de nombreuses plantes, arbres ou arbustes toxiques de par le monde, évidemment, il s'agit plus spécifiquement ici de celles d'Asie du Sud-Est. J'avais déjà lu quelque chose sur l'Excoecaria agallocha  ou "Bliding tree", un petit arbre qui pousse près des mangroves, sa sève, de couleur blanche, comme le latex, cause des brûlures et des cloques sur la peau, son contact avec les yeux cause une cécité temporaire. Et si par inadvertance, l'on allume un feu ou se trouve du bois de "bliding tree" la fumée peut elle aussi rendre temporairement aveugle, charmant végétal... Il y à peu de chances d'être confronté à ce dangereux arbuste à moins de rôder aux alentours des mangroves, plutôt du côté ou la salinité est la moins importante, pourtant il restait un de mes meilleurs candidats.


Tree nettle (Wikipedia)


Bliding tree(Photo Wiki)






Comme suspect possible, j'avais pensé aussi à la Laportea ou "Tree nettle" une sorte d'ortie qui pousse dans les zones pas trop ombragées, comme les lisières des forêts ou, en l’occurrence, la surface faiblement colonisée d'une ancienne route, mais l'emplacement des blessures m'a obligé à l'écarter. Si nous avions eu affaire à cette plante, les effets sur la peau auraient été différents, à la fois plus irritants et moins spectaculaires, de plus cette plante ne devrait pas dépasser le mètre de hauteur, rendant donc le contact avec le visage d'une personne de taille moyenne beaucoup plus improbable.

En effectuant mes recherches, j'ai constaté que beaucoup de représentants de la famille des Anacardiacées, celle du fameux Cajou, l'arbre qui produit les noix du même nom, possédaient également une sève des plus toxiques, causant brûlures et allergies par simple contact. Parmi les candidats, j'ai retenu Melanorrhoea usitata ou "laquier de Birmanie" dont la présence est possible dans cette région, il n'est pas question bien sûr de l'arbre adulte, mais de jeunes arbustes ayant commencé à envahir l'ancienne piste et que nous avons taillés en un ou deux coups de machette, au fil de notre progression.


Laquier de Birmanie (photo anacardiaceae.org)



En fait, par la suite, j'ai trouvé plusieurs autres présumés coupables, dont le très toxique Antiaris toxicaria  appelé Ipoh dans ces régions, dont la sève est également très toxique, puis le Gluta rengas également de la famille des Anacardiacées décidément peu fréquentable. Il existe aussi des lianes dont les poils sont urticants, certaines, coupées, exsudent un latex allergène. Bref, mon enquête à tourné un peu court, pour la simple raison qu'il y à bien trop de suspects et de coupables possibles. En fait, ce qu'il faut ne pas faire, c'est se précipiter dans la jungle comme si il s'agissait d'un tranquille forêt d'Europe (Même si en Europe également, nous avons des plantes toxiques, mais bien moins dangereuses au contact). Il convient de se méfier de toutes les sèves de couleur blanche et d'éviter de se tenir dans la fumée si l'on allume un feu en forêt avec du bois anonyme, ramassé sur le sol, car ils dégagent en brûlant des vapeurs dangereuses à respirer. La nature parfois, sait se défendre et il faut garder les yeux ouverts, le réveil peut être brutal et la balade bucolique tourner au drame..
Je me dis que si on aime la nature forcément l'attention que l'on peut lui prodiguer est à même de nous éviter certains désagréments. En tout état de cause, si contact il y à, la première chose à faire est de laver abondamment la partie touchée, lorsqu'on est isolé en forêt cela reste le meilleur moyen de se soigner, ou alors on peut tenter la méthode Stéfano qui est à classer dans les trucs de survie...l'urine!

Antiaris toxicaria  (Photo Wikipedia)
Il reste que, étonnamment, même les légumes ou les fruits comestibles peuvent contenir des substances toxiques, souvent à faible dose, mais qui sait que L'amygdaline présente dans les graines de pomme est toxique à forte dose et peut tuer un homme, que les feuilles et les tiges de tomate contiennent de la solanine toxique? Les tomates vertes contiennent une faible dose d'un poison alcaloïde et la pomme de terre, surtout les parties vertes, possède des composés toxiques connus sous le nom barbare de glycoalcaloïde. En ce qui concerne notre bonne vieille patate, la cuisson à haute température détruit le poison mais l'exposition à la lumière et le vieillissement augmente sensiblement la teneur.
Enfin bref, j'ai fait une plongée hallucinante dans le monde des poisons végétaux que nous ingurgitons chaque jour sans le savoir, même le noyau de cerise ou la noix de muscade contiennent des substances louches. Mon Dieu M'ame Michu, dans quel monde vivons-nous? on n'est plus en sécurité nulle part, même pas à table!

mercredi 15 avril 2015

Citation(s) du jour



Celle-là n'est ni d'un sage, ni d'un philosophe, elle vient de la version en ligne d'un journal Anglais..

"Est-ce que l'ignorance et l'égoïsme individuel mèneront à une faillite collective ?.." (The economist)

A noter qu'il s'agit d'une question, mais que la réponse est sous-jacente..

En voici une autre, bien moins récente mais qui, finalement reste dans le contexte:

"Vous ne pouvez pas changer votre futur mais vous pouvez changer vos habitudes et vos habitudes changeront votre futur.."

Marco Polo (1254-1324)

Et enfin une dernière parce que sinon, ce serait de l'indigence:

"Je ne peux rien, pour qui ne se pose pas de questions..."

Confucius (551-479)