C'est un blog sur le voyage mais aussi sur le rêve, la poésie, le réel et l'imaginaire et même sur certaines choses qui me font bondir de joie ou de colère, des citations du jour tirées de mes lectures ou mes propres réflexions.
mercredi 31 août 2011
Serin
Ce matin, ma colère était tombée, rapport à mon message précédent, en fait je me sentais serein, quand mon collègue Alain est arrivé, le visage défait: un des ses tout jeunes canaris, venait de décéder. Là j'ai compris tout de suite quel était son problème: ce grand mécréant n'affirmait pas assez sa dévotion au Grand Canari Suprême, pas d'offrandes ni de prières, une vie spirituelle qui ressemble à un grand néant. Comment est-ce possible ? lui ais-je dit tu es un être sans foi, aucun doute n'est permis, tu n'as pas appelé la protection divine du Grand Serinus Canaria, tu as méprisé l'enseignement de Sa Sainteté Patrice (autre collègue) expert et exégète de cette espèce discrète mais néanmoins remarquable et j'ai pointé un doigt accusateur: tu es responsable du décès prématuré d'un de ces aimables volatiles, repens-toi! Il à ri, le misérable, d'un rire gras et vulgaire et je lui ai conseillé d’élever des canards, le nom sonne presque pareil, c'est une espèce rustique et facile au chant hélas peu mélodieux mais qui, au contraire du canari (Pardonne moi, Grand Canari Suprême, pour cette pensée qui frise l'hérésie), peut être cuisinée. Il à ri encore, cet homme méprisable et à même sorti un mouchoir à la propreté douteuse dans lequel il à exprimé tout le fond de sa pauvre pensée avec un bruit singulier mais fort reconnaissable, qui m'a poussé à lui lancer, au comble de l'indignation: Des porcs! tu devrais élever des porcs! le cochon est un animal respectable malgré sa réputation, de toute évidence vous avez de fortes affinités et vous pourriez certainement instaurer un dialogue fructueux, voire une affection réciproque, le cochon est câlin, c'est connu et même la couleur de peau voire la pilosité vous rapprochent, de toute façon tu n'est pas digne de la merveilleuse perfection du canari, elle nécessite une intense dévotion et tu n'es qu'un mécréant! Il n'a répondu que par un borborygme incompréhensible et j'ai senti qu'il était touché, si ce n'est par la foi, du moins par la honte d'avoir sacrifié sur l'autel de son ignorance une créature innocente. Là, du coup je me suis senti vraiment Serin.
dimanche 28 août 2011
Au coeur des ténèbres
Une longueur de fleuve s'ouvrait devant nous et se refermait derrière, comme si la forêt avait tranquillement traversé l'eau pour nous barrer le passage au retour. Nous pénétrions de plus en plus profondément au cœur des ténèbres . Quelle quiétude il y régnait! La nuit parfois, le roulement des tam-tams derrière le rideau d'arbres remontait le fleuve et restait vaguement soutenu, planant en l'air bien au-dessus de nos têtes, jusqu'à l'aube. S'il signifiait guerre, paix ou prière, nous n'aurions su dire. Les aurores étaient annoncées par la tombée d'une froide immobilité; les coupeurs de bois dormaient, leurs feux brûlaient bas; le craquement d'un rameau faisait sursauter. Nous étions des errants sur la terre préhistorique, sur une terre qui avait l'aspect d'une planète inconnue.
Joseph Conrad "Au cœur des ténèbres"
Joseph Conrad "Au cœur des ténèbres"
jeudi 25 août 2011
Quand faut y aller, faut y aller
Il faut partir, le regard fixé droit devant soi, oublier ce que tu quittes, pour être seulement tendu vers ta destination, sans rien prévoir, seulement imaginer. Ton esprit de voyageur doit être une page vierge, appelant l'écriture, un miroir ou rien, encore, ne se reflète. D’où tu viens n'a plus d'importance, tu franchis un pont sur le vide, vers un inconnu juste pressenti, tu vas vers ton rêve, un pas après l'autre, seul le voyage que tu as rêvé de faire vaut quelque chose. Et tu dois garder tes sentiments comme des outils bien rangés qui n'ont jamais servi, car à quoi sert de partir, si ton cœur reste ici...
mardi 23 août 2011
Propaganda
"La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses, joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays" (Edward Bernays, Propaganda)
Propagande: Action exercée systématiquement sur l'opinion au moyen des médias en vue de la rallier à des idées, à une doctrine politique, etc.. Du latin propagare: propager, répandre ( source: dictionnaire)
Edward Louis Bernays né a Vienne en 1891 et mort à Boston en 1995 (à 103 ans quand même!) est selon Wikipedia considéré comme le père de la propagande politique et de l'industrie des relations publiques, en fait relations publiques et marketing sont seulement des voiles pudiques jetés sur ce mot trop connoté qu'est "propagande" ,d'ailleurs Hitler, lui-même aurait possédé dans sa bibliothèque le livre de Bernays et Joseph Goebbels maître de la propagande du Reich s'est largement inspiré de ses travaux.
Ce n'est bien sur pas un hasard si Bernays est le neveu de Sigmund Freud, les théories sur la psychanalyse de son oncle illustre, combinées principalement avec celles de Gustave Le Bon et sa "Psychologie des foules", paru en 1895(Gustave Le bon, 1841-1931, Anthropologue, psychologue social.) ont donné naissance à cet ouvrage fondateur "Propaganda" paru en 1928.(à lire en ligne: http://www.editions-zones.fr/spip.php?article21)
Ce livre est tout simplement un recueil des moyens, des processus à la fois simples et complexes pour orienter les désirs et les besoins d'une population donnée afin de servir les intérêts d'une minorité de puissants,de firmes importantes ou d'états Machiavel avec "Le Prince" probablement paru vers 1532 est le précurseur des sciences politiques, et sans doute également l'écrivain d'un ouvrage incontournable destiné à tous ceux qui doivent assurer un pouvoir. "...faut-il dire que les Princes qui nous gouvernent ne peuvent servir l'Etat s'ils manquent à leur honneur? Mais qui sera juge de leur honneur? Et le peuple leur tiendra-t'il rigueur d'une tromperie, le jour ou celle-ci aura réussi?" (Preface de Raymond Aron dans l’édition de 1972) Les conseils de Machiavel, adressés à César Borgia, seigneur Italien de la renaissance, restent d'actualité: "Le Prince est contraint de vivre toujours avec son même peuple; mais rien ne l'oblige à garder les mêmes nobles, puisqu'il peut en faire et en défaire chaque jour, donner et enlever les titres selon son bon plaisir." ou: " Le Prince doit donc soigneusement prendre garde que jamais ne lui sorte de la bouche un seul mot qui ne soit marqué des cinq qualités en question. A l'entendre, à le voir, qu'il semble tout confit de pitié, de foi, d'intégrité, d'humanité, de religion.". L'ère industrielle, l'avènement des démocraties et des républiques ont quelque peu changé la donne et donné plus de pouvoir au peuple, ainsi "Propaganda" trouve sa place. Bernays à introduit la notion de "tiers parti" personne ou groupe de personne, en apparence désintéressé qui servira d'intermédiaire crédible, de caution entre l'objet de la controverse et le public et qui en modifiera la perception. Une stratégie qui permet de transformer ce qui paraît être un obstacle en opportunité. L'outil incontournable qui de nos jours permet d'appliquer ces techniques n'a qu'un nom: Médias, et surtout: Télévision. Nommer les présidents de chaînes, acheter les quotidiens, façonner l'information, donner du "prêt-à-penser" au public et des jeux pour l'amuser et le faire rêver, pour qu'il oublie son libre-arbitre, tel est le fonctionnement de ce que nous nommons Démocratie mais qui n'en est, en réalité, qu"une pâle copie, la vraie Démocratie restant encore à inventer.
Propagande: Action exercée systématiquement sur l'opinion au moyen des médias en vue de la rallier à des idées, à une doctrine politique, etc.. Du latin propagare: propager, répandre ( source: dictionnaire)
Edward Louis Bernays né a Vienne en 1891 et mort à Boston en 1995 (à 103 ans quand même!) est selon Wikipedia considéré comme le père de la propagande politique et de l'industrie des relations publiques, en fait relations publiques et marketing sont seulement des voiles pudiques jetés sur ce mot trop connoté qu'est "propagande" ,d'ailleurs Hitler, lui-même aurait possédé dans sa bibliothèque le livre de Bernays et Joseph Goebbels maître de la propagande du Reich s'est largement inspiré de ses travaux.
Ce n'est bien sur pas un hasard si Bernays est le neveu de Sigmund Freud, les théories sur la psychanalyse de son oncle illustre, combinées principalement avec celles de Gustave Le Bon et sa "Psychologie des foules", paru en 1895(Gustave Le bon, 1841-1931, Anthropologue, psychologue social.) ont donné naissance à cet ouvrage fondateur "Propaganda" paru en 1928.(à lire en ligne: http://www.editions-zones.fr/spip.php?article21)
Ce livre est tout simplement un recueil des moyens, des processus à la fois simples et complexes pour orienter les désirs et les besoins d'une population donnée afin de servir les intérêts d'une minorité de puissants,de firmes importantes ou d'états Machiavel avec "Le Prince" probablement paru vers 1532 est le précurseur des sciences politiques, et sans doute également l'écrivain d'un ouvrage incontournable destiné à tous ceux qui doivent assurer un pouvoir. "...faut-il dire que les Princes qui nous gouvernent ne peuvent servir l'Etat s'ils manquent à leur honneur? Mais qui sera juge de leur honneur? Et le peuple leur tiendra-t'il rigueur d'une tromperie, le jour ou celle-ci aura réussi?" (Preface de Raymond Aron dans l’édition de 1972) Les conseils de Machiavel, adressés à César Borgia, seigneur Italien de la renaissance, restent d'actualité: "Le Prince est contraint de vivre toujours avec son même peuple; mais rien ne l'oblige à garder les mêmes nobles, puisqu'il peut en faire et en défaire chaque jour, donner et enlever les titres selon son bon plaisir." ou: " Le Prince doit donc soigneusement prendre garde que jamais ne lui sorte de la bouche un seul mot qui ne soit marqué des cinq qualités en question. A l'entendre, à le voir, qu'il semble tout confit de pitié, de foi, d'intégrité, d'humanité, de religion.". L'ère industrielle, l'avènement des démocraties et des républiques ont quelque peu changé la donne et donné plus de pouvoir au peuple, ainsi "Propaganda" trouve sa place. Bernays à introduit la notion de "tiers parti" personne ou groupe de personne, en apparence désintéressé qui servira d'intermédiaire crédible, de caution entre l'objet de la controverse et le public et qui en modifiera la perception. Une stratégie qui permet de transformer ce qui paraît être un obstacle en opportunité. L'outil incontournable qui de nos jours permet d'appliquer ces techniques n'a qu'un nom: Médias, et surtout: Télévision. Nommer les présidents de chaînes, acheter les quotidiens, façonner l'information, donner du "prêt-à-penser" au public et des jeux pour l'amuser et le faire rêver, pour qu'il oublie son libre-arbitre, tel est le fonctionnement de ce que nous nommons Démocratie mais qui n'en est, en réalité, qu"une pâle copie, la vraie Démocratie restant encore à inventer.
lundi 22 août 2011
A l'Inde
J'ai navigué à l'estime dans ces villes bleues d'outre-terre, noyées de bruit et de poussière,
Âme d'encens, chair de misère ou marchent par milliers des hommes bruns au regard d'ombre mouillée.
J'ai navigué dans les pestilences et les parfums jusqu'à l'ivresse; et la mort était là,
dans la pénombre du porche Moghol ou le mendiant tends son bras noir,
elle était dans l'oeil inquiétant du buffle d'eau, au bord du fleuve. J'ai erré longtemps sous le soleil,
fardeau brûlant sur mes épaules. Au long d'une plage rouge, un vieux pêcheur aux mains blessées par le trémail, m'a vendu pour rien un grand coquillage rose, plein du bruit fruité de l'océan.
Jusqu'à la nuit tombée, j'ai marché dans la cité-vampire, sur les trottoirs brisés qui sont le lit du sage
et du miséreux. J'ai regardé dormir d'un sommeil lourd les enfants des rues et sourire doucement le saint homme aux paupières closes...
Âme d'encens, chair de misère ou marchent par milliers des hommes bruns au regard d'ombre mouillée.
J'ai navigué dans les pestilences et les parfums jusqu'à l'ivresse; et la mort était là,
dans la pénombre du porche Moghol ou le mendiant tends son bras noir,
elle était dans l'oeil inquiétant du buffle d'eau, au bord du fleuve. J'ai erré longtemps sous le soleil,
fardeau brûlant sur mes épaules. Au long d'une plage rouge, un vieux pêcheur aux mains blessées par le trémail, m'a vendu pour rien un grand coquillage rose, plein du bruit fruité de l'océan.
Jusqu'à la nuit tombée, j'ai marché dans la cité-vampire, sur les trottoirs brisés qui sont le lit du sage
et du miséreux. J'ai regardé dormir d'un sommeil lourd les enfants des rues et sourire doucement le saint homme aux paupières closes...
vendredi 19 août 2011
Partir...
...Passé le bruyant port de pêche et ses marins aux épaules noircies par le feu du ciel, j'arrive à une cocoteraie toute baignée d'ombre caressée par une brise douce. Un havre de paix, planté de simples habitations de bois colorées et de cabanes au toit de palmes. Des filets sèchent, les gens vont, sans hâte, des enfants à la peau d'acajou sombre, jouent dans une mer si cristalline qu'elle existe à peine, un chien me jette un aboiement las, pour la forme, histoire de faire son boulot de chien, et se recouche au frais.
Tout là bas, au milieu des roches déchiquetées qui ferment la plage, je trouve un trou d'ombre et ne résiste pas à l'envie de me plonger dans cette eau qui me paraît un habit de fraîcheur, fait de draperies transparentes, souples et ondoyantes.
Le bonheur, ce sont des instants si fuyants, éphémères, que l'ont pourrait presque oublier les avoir vécus. Ma poitrine et mes yeux s'emplissent d'images bleues baignées d'une clarté éblouissante et ma peau boit le silence salé de l'océan. Dans le voyage, je souffre et je jouis, je nais mille fois, des parcelles de moi, grises et froides sont remplacées...non, plutôt elles meurent et revivent à nouveau, chaudes et scintillantes et ma seule tristesse réside dans le fait que je suis impuissant à le décrire.
Tant que je peux partir, abandonner ma coquille et la lourdeur de mes habitudes, je ne meurs pas, je fuis le temps et il met du temps à me retrouver. Quelque part, en quelque jours, je me refais une vie, je ne suis plus le même, les heures glissent comme des ombres devant ma frêle porte et ne me voient pas, je suis caché, vêtu seulement de la lumière des sourires amis et du cristal des pluies de mousson...
Tout là bas, au milieu des roches déchiquetées qui ferment la plage, je trouve un trou d'ombre et ne résiste pas à l'envie de me plonger dans cette eau qui me paraît un habit de fraîcheur, fait de draperies transparentes, souples et ondoyantes.
Le bonheur, ce sont des instants si fuyants, éphémères, que l'ont pourrait presque oublier les avoir vécus. Ma poitrine et mes yeux s'emplissent d'images bleues baignées d'une clarté éblouissante et ma peau boit le silence salé de l'océan. Dans le voyage, je souffre et je jouis, je nais mille fois, des parcelles de moi, grises et froides sont remplacées...non, plutôt elles meurent et revivent à nouveau, chaudes et scintillantes et ma seule tristesse réside dans le fait que je suis impuissant à le décrire.
Tant que je peux partir, abandonner ma coquille et la lourdeur de mes habitudes, je ne meurs pas, je fuis le temps et il met du temps à me retrouver. Quelque part, en quelque jours, je me refais une vie, je ne suis plus le même, les heures glissent comme des ombres devant ma frêle porte et ne me voient pas, je suis caché, vêtu seulement de la lumière des sourires amis et du cristal des pluies de mousson...
jeudi 18 août 2011
Forêt vierge
...De loin, la forêt vierge ressemble à une cathédrale insensée et plus on s'en approche, plus sa façade paraît barbare et féerique sous le soleil perpendiculaire du tropique avec ses trous d'ombre dans ses frondaisons et ses reliefs indéchiffrables. Mais quand on y pénètre, cela vous épouvante, tellement le sous-bois est mystérieux. c'est tout le contraire d'une sensation mystique. sous chaque feuille un œil vous épie et dans tout tremblement de la feuillée on s'imagine qu'un être, plutôt un démon de la brousse qu'un dieu, va se révéler soudainement à vous pour vous ordonner de le suivre dans la profondeur inexplorée des bois. On à la sensation d'un danger imminent. C’est une attente insoutenable qui épuise, qui effraye, qui hypnotise comme l'approche d'un serpent que l'on guette, que l'on veut voir de ses yeux avant de fuir.
Blaise Cendrars, d'oultremer à indigo
Blaise Cendrars, d'oultremer à indigo
Maru Masa
Au bout d'une petite route, après avoir traversé un village de maisonnettes de bois peintes de couleurs vives, avec des jardinets de tropique, j'ai découvert la plage de Maru Masa, belle et abandonnée comme une actrice vieillissante sous ses cheveux de palme.
Ancien chantier de bateaux ventrus, polis par les mains calleuses des charpentiers Bugis, elle est aujourd'hui désertée faute de travail, et cela lui donne un air de tristesse nostalgique sous le soleil trop chaud. Des singes se battent dans les épais fourrés, et elle semble se ranimer un peu, se réveille presque, pour un peu on entendrait en écho le choc des outils sur les bordages rugueux. Puis, quelque barques légères aux voiles bleues, arrivent du large avec une lenteur lascive, accostent sans hâte sur le sable humide, des pêcheurs couleur de tabac brun viennent, qui portent des grappes de longs poissons noirs et argent. Un vieillard crache entre ses dernières dents, un enfant court chercher des mains de son père le fabuleux et chétif trésor de la pêche. Et les gens s'effacent, s'estompent, leur présence paraît n'avoir été qu'une illusion, Maru Masa, la plage aux eaux claires, la plage oubliée, se rendort, rêvant à ses vieux enfants, ses bateaux de bois rouge, aux flancs caressés par une houle de cristal. Les cris des singes ne la dérangent pas, mes pas ne font pas de bruit...
Ancien chantier de bateaux ventrus, polis par les mains calleuses des charpentiers Bugis, elle est aujourd'hui désertée faute de travail, et cela lui donne un air de tristesse nostalgique sous le soleil trop chaud. Des singes se battent dans les épais fourrés, et elle semble se ranimer un peu, se réveille presque, pour un peu on entendrait en écho le choc des outils sur les bordages rugueux. Puis, quelque barques légères aux voiles bleues, arrivent du large avec une lenteur lascive, accostent sans hâte sur le sable humide, des pêcheurs couleur de tabac brun viennent, qui portent des grappes de longs poissons noirs et argent. Un vieillard crache entre ses dernières dents, un enfant court chercher des mains de son père le fabuleux et chétif trésor de la pêche. Et les gens s'effacent, s'estompent, leur présence paraît n'avoir été qu'une illusion, Maru Masa, la plage aux eaux claires, la plage oubliée, se rendort, rêvant à ses vieux enfants, ses bateaux de bois rouge, aux flancs caressés par une houle de cristal. Les cris des singes ne la dérangent pas, mes pas ne font pas de bruit...
mercredi 17 août 2011
Salaires trop chers!
Qui n'a entendu un grand patron dire d'un air désolé: "Le coût de la main d’œuvre en France est exorbitant", nous sommes exorbitants! ce n'est pas le prix des loyers ou l'augmentation incessante des produits de première nécessité qui sont "exorbitants" ce n'est pas l'engagement de notre armée dans des opérations extérieures qui a déjà couté 900 millions d'euros en 2010 qui est exorbitant ou le coût de l'intervention en Lybie qui pourrait revenir à 150 voire 250 millions d'euros pour un an, ce n'est pas le salaire de Bernard Arnault PDG de LVMH: 9.150.456 euros en 2009 (pour la partie connue) ou celui de Franck Riboud PDG de Danone: 5.857.220 euros qui sont exorbitants, non, bien sûr, ni les 19.331 euros mensuels de notre président soit 134 euros 71 centimes de l'heure, non, cela n'est pas exorbitant, c'est notre salaire à nous qui l'est.
La vérité c'est que depuis plusieurs années nous sommes en guerre, une guerre financière et économique, initiée par le géant Chinois, ce pays totalitaire dont la croissance fascine l'Occident. La guerre que nous livre la Chine, par l'entremise de sa banque centrale ronge depuis des années notre économie Pourtant c'est une stratégie simple, voire primaire, qui instrumentalise l'avidité des entrepreneurs Français, incapables de résister aux gros profits que leur permettent des prix d'achat très bas, une main d’œuvre inépuisable et très bon marché. C'est tout simplement un excellent moyen de mettre à terme, l’économie Occidentale à sa botte. Ces dernières années, nul ne l'ignore, une grande partie de l'industrie Occidentale, s'est déplacée en Chine, ce nouvel eldorado, en oubliant que l'eldorado n'existe pas et que beaucoup se sont perdus en le cherchant.
En dévaluant et même sous-évaluant leur monnaie (les spécialistes estiment que le Yuan est à peu près à 60% voire plus, au-dessous de sa valeur, actuellement , le Yuan vaut à peu près 0,10 euros) la Chine se rends irrésistiblement attractive pour les États-Unis et l'Europe tout en laissant une grande partie de sa population stagner dans la pauvreté. Des profits colossaux sont engendrés qui profitent seulement à un petit nombre, dopent la croissance de l'Empire du milieu et dépossèdent l'Occident de ses moyens de production en y faisant grimper les chiffres du chômage.
Cette force apparente cache une faiblesse: il suffirait de taxer les importations en provenance de la Chine pour inverser la tendance, le marché intérieur Chinois étant, à cause des faibles revenus des ménages, incapable d'absorber la surproduction qui ne trouverait plus preneur. Encore faudrait-il qu'il y ait une réelle volonté de changer les choses.
"Nous créons de la richesse" se rengorgent les entrepreneurs, sûrement, oui, mais pour qui? Le travailleur Chinois, premier concerné ne gagne pas plus de 80 euros par mois en travaillant 7 jours sur 7, 10 à 12 heures par jour, parfois plus si l'employeur l'exige et ceci sans sécurité sociale ni retraite bien évidemment. Souvent il s'agit de travailleurs migrants, venus des campagnes ou des régions éloignées. Beaucoup travaillent sans contrat et se font escroquer par des patrons peu scrupuleux, ils sont nourris et logés(mal) mais cela donne lieu à une importante retenue sur le salaire et ne parlons pas de la sécurité sur le lieu de travail. La véritable "création" de richesse, c'est qu'un ouvrier gagne 50 centimes d'euro pour fabriquer une paire de chaussures de marque vendues 150 euros en occident. Pour nous, Français, cela se traduit par une prévision d'inflation de 2%(La dernière prévision était de 1,6%),une hausse constante des produits pétroliers et agricoles, une stagnation des salaires et du pouvoir d'achat, une épargne des ménages en baisse et pour cette année pas d'augmentation du SMIC. A ce tableau peu réjouissant il faut ajouter un chômage réel qui frise les 6 millions de personnes, oui, sans doute, c'est de notre faute, nous sommes trop chers...
La vérité c'est que depuis plusieurs années nous sommes en guerre, une guerre financière et économique, initiée par le géant Chinois, ce pays totalitaire dont la croissance fascine l'Occident. La guerre que nous livre la Chine, par l'entremise de sa banque centrale ronge depuis des années notre économie Pourtant c'est une stratégie simple, voire primaire, qui instrumentalise l'avidité des entrepreneurs Français, incapables de résister aux gros profits que leur permettent des prix d'achat très bas, une main d’œuvre inépuisable et très bon marché. C'est tout simplement un excellent moyen de mettre à terme, l’économie Occidentale à sa botte. Ces dernières années, nul ne l'ignore, une grande partie de l'industrie Occidentale, s'est déplacée en Chine, ce nouvel eldorado, en oubliant que l'eldorado n'existe pas et que beaucoup se sont perdus en le cherchant.
En dévaluant et même sous-évaluant leur monnaie (les spécialistes estiment que le Yuan est à peu près à 60% voire plus, au-dessous de sa valeur, actuellement , le Yuan vaut à peu près 0,10 euros) la Chine se rends irrésistiblement attractive pour les États-Unis et l'Europe tout en laissant une grande partie de sa population stagner dans la pauvreté. Des profits colossaux sont engendrés qui profitent seulement à un petit nombre, dopent la croissance de l'Empire du milieu et dépossèdent l'Occident de ses moyens de production en y faisant grimper les chiffres du chômage.
Cette force apparente cache une faiblesse: il suffirait de taxer les importations en provenance de la Chine pour inverser la tendance, le marché intérieur Chinois étant, à cause des faibles revenus des ménages, incapable d'absorber la surproduction qui ne trouverait plus preneur. Encore faudrait-il qu'il y ait une réelle volonté de changer les choses.
"Nous créons de la richesse" se rengorgent les entrepreneurs, sûrement, oui, mais pour qui? Le travailleur Chinois, premier concerné ne gagne pas plus de 80 euros par mois en travaillant 7 jours sur 7, 10 à 12 heures par jour, parfois plus si l'employeur l'exige et ceci sans sécurité sociale ni retraite bien évidemment. Souvent il s'agit de travailleurs migrants, venus des campagnes ou des régions éloignées. Beaucoup travaillent sans contrat et se font escroquer par des patrons peu scrupuleux, ils sont nourris et logés(mal) mais cela donne lieu à une importante retenue sur le salaire et ne parlons pas de la sécurité sur le lieu de travail. La véritable "création" de richesse, c'est qu'un ouvrier gagne 50 centimes d'euro pour fabriquer une paire de chaussures de marque vendues 150 euros en occident. Pour nous, Français, cela se traduit par une prévision d'inflation de 2%(La dernière prévision était de 1,6%),une hausse constante des produits pétroliers et agricoles, une stagnation des salaires et du pouvoir d'achat, une épargne des ménages en baisse et pour cette année pas d'augmentation du SMIC. A ce tableau peu réjouissant il faut ajouter un chômage réel qui frise les 6 millions de personnes, oui, sans doute, c'est de notre faute, nous sommes trop chers...
mardi 16 août 2011
Cameleon
Le caméléon
Le « caméléon » recherche l'appréciation des autres par l’importance qu’il accorde à ses réussites. Il a eu, très jeune, l'impression que celles-ci conditionnaient le regard des autres. Il est brillant, il doit briller. Il n’a existé aux yeux de sa famille que par ses réussites (enfant précoce, 1er de la classe, sportif de haut niveau, etc)
La personnalité « caméléon » se constitue d'un ensemble de tendances, de traits de caractère qui forment un tout cohérent. Ces tendances ont en commun une motivation inconsciente, au plus profond de l’être. Cette motivation profonde et inconsciente semblerait développer son identité propre.
L'importance de l’image
Il sait que l’image est l’intérêt de nos sociétés. Il croit que celle-ci va conditionner l'appréciation que les autres ont de lui.
Rien ne lui échappe, il est soigné et soucieux de lui même. Il sait cultiver son image, la mettre en valeur.
Extraverti de nature, il est très à l'aise pour parler de lui, mais parle t’il vraiment de lui ou du personnage qu’il s’est créé?
Ne recherche t’il pas inconsciemment le bonheur dans le statut, dans l’image, ou encore peut-être dans la possession de biens matériels témoignant de sa réussite. Le besoin certain de reconnaissance ou d’appartenance sociale
Il s'agit de la recherche de communication et d' expression, d'appartenance à un homme et une femme. Ce besoin d' intégration dans le lien social va de pair avec le besoin de reconnaissance et de considération. Le besoin d'amour doit pouvoir être pris en considération. Il passe par l'identité propre (nom, prénom), le besoin d' aimer et d'être aimé, d’avoir des relations intimes avec un conjoint (former un couple), d’avoir des amis, de faire partie intégrante d'un groupe cohésif, de se sentir accepté et, conséquence logique, de ne pas se sentir seul ou rejeté. Suractivité professionnelle et psychologique
En se plongeant dans l'activité, le travail, la personne s'identifie à cette action. Cela peut aller à l’obsession, au sentiment d’une œuvre inachevée. Elle n’est plus en mesure de supporter l'inactivité. Tout est prétexte à l’action. Le sommeil s’en trouve perturbé. Rester sans rien faire devient un cauchemar. L’inactivité engendre le sentiment d’inexistence, d’irréalité. L'impression d'un grand vide, qu'il faut à tout prix combler se met en place.C'est pourquoi même les vacances sont organisées autour d'activités. L’emploi du temps est bien rempli. Le cerveau est en suractivité. La séduction
Maître de la séduction, il peut adopter en présence des autres l'attitude qui lui permettra d'être apprécié, désiré. Il met alors en œuvre plus ou moins consciemment ses remarquables talents d'adaptation. Le langage, les opinions, le style se calque sur l’objet du désir. Il peut mettre en avant ses relations, sa réussite sociale, sa richesse, ses biens, ses valeurs pour conquérir. Source: http://www.lepost.fr/article/2009/07/19/1625945_la-personnalite-cameleon.html et wikipedia
Cet article, que j'ai quand même tronqué, car un peu long, m'a vraiment interpellé pour la raison que j'y ai reconnu des comportements souvent observés chez des gens que j'ai croisés ou des personnalités connues. Je trouvais souvent qu'ils prenaient leur travail ou leur fonction trop au sérieux, comme un dogme, une religion, qui annihile tout sens critique, mutile la sensibilité. Cela restait pour moi un mystère et à vrai dire même à la lumière de cette analyse il est encore des choses qui m'échappent, comme ce besoin compulsif et utopique d'être admirés et aimés du plus grand nombre possible de personnes.
Quand l'ambition est limitée cela se traduit souvent par une soumission à l'instance supérieure, l'image du père qui impose la peur et le respect, le chef, le patron avec la sensation d’œuvrer pour le "bien" de l'entreprise, de la nation, du groupe.
Quelque soient les dommages collatéraux ce sont tout un ensemble de raisonnements souvent préfabriqués, comme un mode de "pensée unique" qui permettent à l'individu de sortir moralement "net" de toute souillure, de se couper du ressenti émotionnel, donc négatif, qui lui permettrait de prendre conscience réellement de ses actes.
Cela est tellement vrai que vous pouvez foirer un entretien d'embauche en dévoilant votre sensibilité, dans ce cas la on dit "sensiblerie" comme si c'était une maladie. Il faut se couler dans le moule, endosser une défroque, prendre au sérieux des choses futiles, considérer futile des choses sérieuses, adopter des croyances, refouler ce que l'on est au profit de ce que l'on "doit" être, faire des compromis avec nos désirs et notre conscience. Au point que maintenant, individu est peu à peu vampirisé dans sa vie personnelle, il "donne" littéralement son temps, sa vie au service de ce monstre carnivore qui l'emploie tout en restant seulement un pion dans un jeu de dupe. On pourrait dire, c'est une image qui me vient à l'esprit: "un caméléon en pâte à modeler", qui se pense heureux de l'être, heureux de vivre une vie qui n'est pas la sienne, malaxé et trituré pour se conformer à une image qu'on à crée pour lui.
Ainsi on peut donc bombarder une population civile, se débarrasser en douce de déchets dangereux, procéder sans état d'âme à une compression de personnel, etc... Ces caméléons là, ne sont pas celui de la série télé, bon et altruiste, ils sont bien plus nombreux, nous les croisons tous les jours, certains en souffrent, gênés aux entournures par ce vêtement qui n'est pas le leur. D'autres, les ambitieux, ceux qui veulent être aimés et admirés vous en voyez certains dans la lucarne magique de la télé (je pense à quelqu'un en particulier, suivez mon regard) leur image est valorisée, leurs qualités reconnues, ce sont de véritables caméléons, l'image qu'ils veulent donner n'est qu'une façade lisse et triomphante et l'insatisfaction leur lot.
Le « caméléon » recherche l'appréciation des autres par l’importance qu’il accorde à ses réussites. Il a eu, très jeune, l'impression que celles-ci conditionnaient le regard des autres. Il est brillant, il doit briller. Il n’a existé aux yeux de sa famille que par ses réussites (enfant précoce, 1er de la classe, sportif de haut niveau, etc)
La personnalité « caméléon » se constitue d'un ensemble de tendances, de traits de caractère qui forment un tout cohérent. Ces tendances ont en commun une motivation inconsciente, au plus profond de l’être. Cette motivation profonde et inconsciente semblerait développer son identité propre.
L'importance de l’image
Il sait que l’image est l’intérêt de nos sociétés. Il croit que celle-ci va conditionner l'appréciation que les autres ont de lui.
Rien ne lui échappe, il est soigné et soucieux de lui même. Il sait cultiver son image, la mettre en valeur.
Extraverti de nature, il est très à l'aise pour parler de lui, mais parle t’il vraiment de lui ou du personnage qu’il s’est créé?
Ne recherche t’il pas inconsciemment le bonheur dans le statut, dans l’image, ou encore peut-être dans la possession de biens matériels témoignant de sa réussite. Le besoin certain de reconnaissance ou d’appartenance sociale
Il s'agit de la recherche de communication et d' expression, d'appartenance à un homme et une femme. Ce besoin d' intégration dans le lien social va de pair avec le besoin de reconnaissance et de considération. Le besoin d'amour doit pouvoir être pris en considération. Il passe par l'identité propre (nom, prénom), le besoin d' aimer et d'être aimé, d’avoir des relations intimes avec un conjoint (former un couple), d’avoir des amis, de faire partie intégrante d'un groupe cohésif, de se sentir accepté et, conséquence logique, de ne pas se sentir seul ou rejeté. Suractivité professionnelle et psychologique
En se plongeant dans l'activité, le travail, la personne s'identifie à cette action. Cela peut aller à l’obsession, au sentiment d’une œuvre inachevée. Elle n’est plus en mesure de supporter l'inactivité. Tout est prétexte à l’action. Le sommeil s’en trouve perturbé. Rester sans rien faire devient un cauchemar. L’inactivité engendre le sentiment d’inexistence, d’irréalité. L'impression d'un grand vide, qu'il faut à tout prix combler se met en place.C'est pourquoi même les vacances sont organisées autour d'activités. L’emploi du temps est bien rempli. Le cerveau est en suractivité. La séduction
Maître de la séduction, il peut adopter en présence des autres l'attitude qui lui permettra d'être apprécié, désiré. Il met alors en œuvre plus ou moins consciemment ses remarquables talents d'adaptation. Le langage, les opinions, le style se calque sur l’objet du désir. Il peut mettre en avant ses relations, sa réussite sociale, sa richesse, ses biens, ses valeurs pour conquérir. Source: http://www.lepost.fr/article/2009/07/19/1625945_la-personnalite-cameleon.html et wikipedia
Cet article, que j'ai quand même tronqué, car un peu long, m'a vraiment interpellé pour la raison que j'y ai reconnu des comportements souvent observés chez des gens que j'ai croisés ou des personnalités connues. Je trouvais souvent qu'ils prenaient leur travail ou leur fonction trop au sérieux, comme un dogme, une religion, qui annihile tout sens critique, mutile la sensibilité. Cela restait pour moi un mystère et à vrai dire même à la lumière de cette analyse il est encore des choses qui m'échappent, comme ce besoin compulsif et utopique d'être admirés et aimés du plus grand nombre possible de personnes.
Quand l'ambition est limitée cela se traduit souvent par une soumission à l'instance supérieure, l'image du père qui impose la peur et le respect, le chef, le patron avec la sensation d’œuvrer pour le "bien" de l'entreprise, de la nation, du groupe.
Quelque soient les dommages collatéraux ce sont tout un ensemble de raisonnements souvent préfabriqués, comme un mode de "pensée unique" qui permettent à l'individu de sortir moralement "net" de toute souillure, de se couper du ressenti émotionnel, donc négatif, qui lui permettrait de prendre conscience réellement de ses actes.
Cela est tellement vrai que vous pouvez foirer un entretien d'embauche en dévoilant votre sensibilité, dans ce cas la on dit "sensiblerie" comme si c'était une maladie. Il faut se couler dans le moule, endosser une défroque, prendre au sérieux des choses futiles, considérer futile des choses sérieuses, adopter des croyances, refouler ce que l'on est au profit de ce que l'on "doit" être, faire des compromis avec nos désirs et notre conscience. Au point que maintenant, individu est peu à peu vampirisé dans sa vie personnelle, il "donne" littéralement son temps, sa vie au service de ce monstre carnivore qui l'emploie tout en restant seulement un pion dans un jeu de dupe. On pourrait dire, c'est une image qui me vient à l'esprit: "un caméléon en pâte à modeler", qui se pense heureux de l'être, heureux de vivre une vie qui n'est pas la sienne, malaxé et trituré pour se conformer à une image qu'on à crée pour lui.
Ainsi on peut donc bombarder une population civile, se débarrasser en douce de déchets dangereux, procéder sans état d'âme à une compression de personnel, etc... Ces caméléons là, ne sont pas celui de la série télé, bon et altruiste, ils sont bien plus nombreux, nous les croisons tous les jours, certains en souffrent, gênés aux entournures par ce vêtement qui n'est pas le leur. D'autres, les ambitieux, ceux qui veulent être aimés et admirés vous en voyez certains dans la lucarne magique de la télé (je pense à quelqu'un en particulier, suivez mon regard) leur image est valorisée, leurs qualités reconnues, ce sont de véritables caméléons, l'image qu'ils veulent donner n'est qu'une façade lisse et triomphante et l'insatisfaction leur lot.
lundi 15 août 2011
Courir le monde
Par la seule magie de leurs noms
il est des villes perdues ou non
d'Aden à Zanzibar
qui chantent dans nos mémoires.
Ô cette rumeur de l'inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même que d'y être...
Le refrain qui à ouvert la route
parle au cœur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d'Antioche-sur-Oronte:
c'est à l'oreille aussi
qu'il faut courir le monde.
André Velter
il est des villes perdues ou non
d'Aden à Zanzibar
qui chantent dans nos mémoires.
Ô cette rumeur de l'inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même que d'y être...
Le refrain qui à ouvert la route
parle au cœur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d'Antioche-sur-Oronte:
c'est à l'oreille aussi
qu'il faut courir le monde.
André Velter
Voyage
La, tout de suite, je commence à m’intéresser à ma prochaine "balade", j'ai deux mois devant moi et j'essaie d'en tirer la substantifique moelle: Les 4 premières semaines, no problemo, je vais voir mes amis dans le Nord de la Thaïlande, au bord du Mékong, pour corser la chose je pense passer par le Laos, qui est juste de l'autre côté du fleuve. Puis après une dizaine de jours dans la petite ville ou ils habitent, je descendrai tout au Sud vers la frontière Malaise pour planter ma tente au bord d'une plage tranquille, loin de Phuket, Ko Phi-Phi et autre piège à Touristes, loin des "full moon" parties et des bars à filles qui ont fait, pour les imbéciles, toute la réputation de ce pays. Là, sur une île du parc national de Tarutao, dénuée de bars et d'hotels, je me ferai quelque balades dans la jungle dense qui couvre l'île et le long des plages quasi-désertes, puis retour sur Bangkok, "la cité des anges" qui n'abrite pas que des anges et direction Paris. C'est là que je bloque: je compte repartir dans un sens bien différent, vers Madagascar! Problème: cette ile est gigantesque, qu'y faire en 4 semaines en comptant le temps perdu dans les transports? Il y à trop de choses à voir et j'ai horreur de courir, j'aime musarder, rencontrer des gens, les regarder vivre, apprendre et comprendre, faire un stock de photos sans nécessairement aller dans les endroits ou tout le monde va...En général, je conçoit un vague itinéraire avec des buts plutôt élastiques qui laissent place à l'intuition du moment. Je ne suis ni un touriste de l'extrême ni un voyageur "à la papa" aux itinéraires minutés, je ne "fais" pas un pays, j'essaie seulement d'en comprendre une miette, et puis je suis quand même en vacances après tout. J'aime me promener, sentir les odeurs, voir les couleurs du ciel, de la terre et le regard des gens, savoir qui ils sont, leur vie, leurs difficultés, leur imaginaire, leurs rêves. Ah si, j'aime les arbres, et je rêve de contempler les étranges et majestueux baobabs dont la légende dit qu'ils ont été plantés tête en bas... J'aime aussi la mer, que je ne considère pas seulement comme une grande étendue d’eau salée ou l'on peut tremper ses fesses et plonger dessous pour emmerder les poissons. La mer me fascine et me fait peur comme un parent très beau et très sévère, la mer nous à vu naître et nous verra mourir, la mer peut nous nourrir et nous tuer avec la même hautaine indifférence. Bref, voila mon seul fil conducteur et de l'avoir écrit ici me donne déjà un début d'idée, les deux restrictions: le temps et l'argent, étant finalement d'une banalité affligeante mais parfois stimulante..
dimanche 14 août 2011
Photo
Je ferai peut être un diaporama, en attendant je poste quelque photos de voyage, des récentes et d'autres plus anciennes faites avec un vieil appareil Praktika argentique. Les puristes peuvent dire ce qu'ils veulent du numérique mais cette technologie à permis au commun des mortels de se réapproprier son regard sur le monde. Finie l'attente pour le développement, finie la douloureuse pour les récupérer et finalement se retrouver avec un rectangle de papier et des images minuscules sur lesquelles nous n'avions aucune prise. Les négatifs en notre possession ne servaient à rien sans le local adéquat et le matériel hors de prix nécessaire pour en tirer des agrandissements. A présent nous pouvons tirer des clichés en format A4, tranquilles devant nos ordis et regarder avec attendrissement des moments de notre vie, en faire des diaporamas et des fonds d'écran au lieu de les ranger dans une boite en carton ou un album sous film plastique. Je me suis rendu compte que j'oubliais beaucoup de choses, quelque mois après mon retour, de petits incidents, de courts moments s'estompaient de ma mémoire et ce qui fait la richesse d'un voyage, ou même d'une vie, c'est cela. Des instants fragiles, des bribes sans importance apparente mais qui sont le ciment entre les blocs de nos souvenirs. Un jour, il y à quelque années, ma fille, Marie, m'a offert un carnet de voyage relié en cuir et depuis, je note dans mon périple, ces petites choses qui en font tout le sel. Avec l'aide appréciable d'un appareil photo, je sauvegarde un peu de ce temps décompté ou j'ai appréhendé le monde, ou du moins la parcelle précieuse dont j'ai été témoin.
Euthanasie?
On dirait un prénom de vieille dame, genre: Madame Euthanasie Courtemanche.... En fait ça semble un gros problème de société. Il est plus moral de laisser clapoter jusqu’au bout de la souffrance des gens en fin de vie ou à bout d'espoir. Il est plus moral de vous légumiser avec des tuyaux partout de se faire dessus et choper des escarres à force d'être couché sur le dos relié à des appareils comme un contrôle technique qui ne finit jamais ou du moins pas assez vite... Non , on ne me fera pas croire qu'il s'agit de respect de la vie humaine, ce n'est que façade, faux semblants et poudre aux yeux. Notre société bienveillante veille sur nous, foutaises! Si demain, vous-vous retrouvez sans ressources, eau et électricité coupées, jeté dehors pour loyer impayé, qui s'inquiètera de vous? vous devenez un perdant, un "sdf" un sous-humain, on vous ramasse parfois, on vous cache au regard des autres, on vous lave de temps en temps comme un pied sale, vous inspirez la peur et le dégoût et si, l'hiver vous crevez dans la rue à qui fera t’ont un procès? Tout ceci n'est que prétexte pour nous laisser croire que nous avons de l'importance mais c'est un leurre. Dès que l'on cesse de consommer, de voter, de se laisser manipuler, nous n’intéressons plus personne, seuls de charitables citoyens réunis en associations de gens de cœur nous aiderons à surnager avant que de finir sous un drap anonyme dans une quelconque morgue glacée en attente de servir d'entrainement à des étudiants en médecine que seul votre corps mort intéresse. Moi je dis: mensonge et imposture! Je dis: chaque être humain à droit à la dignité: "La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.
Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence." (Préambule de la constitution du 27 octobre 1946) Bon sang, oui, je suis en colère! et je trouves qu'il y à de quoi parce que la dette nationale s'élève à 25000 euros par citoyens et que cet argent n'a servi qu'a renflouer de froids spéculateurs même pas capables de faire correctement leur sale boulot! J'ai honte, oui, j'ai honte de ce monde que nous avons contribué à fabriquer et je sais que je crie dans une pièce vide ou personne ne m'entends...
Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence." (Préambule de la constitution du 27 octobre 1946) Bon sang, oui, je suis en colère! et je trouves qu'il y à de quoi parce que la dette nationale s'élève à 25000 euros par citoyens et que cet argent n'a servi qu'a renflouer de froids spéculateurs même pas capables de faire correctement leur sale boulot! J'ai honte, oui, j'ai honte de ce monde que nous avons contribué à fabriquer et je sais que je crie dans une pièce vide ou personne ne m'entends...
samedi 13 août 2011
je me disais...
Je me disais: tiens, je vais publier un blog, mais que dire sur ce foutu blog, il y a trop de choses qui se bousculent et je ne suis pas vraiment sur de passionner les foules. Et puis j'ai encore réfléchi et j'ai fini par me dire que le plus difficile était de commencer et que c'était ce que je suis en train de faire...
Pour résumer, je m’intéresse au monde dans son ensemble, le sujet est vaste n'est-ce pas? il me donne le vertige, me laisse vide et indécis devant mon clavier. Au bord de l’Océan Atlantique ou je vis, les touristes se préparent à repartir après leurs courtes vacances. Leur vie les attends, ils doivent avec ou sans plaisir réintégrer les fonctions qu'ils occupent dans la société et quoi qu'on en dise elles ont toutes la même importance: celle de les nourrir, de leur donner un toit, d'entretenir le microcosme ou ils espèrent trouver un peu de joie et de bonheur. Ainsi sommes-nous tous, quelque soit notre pays, notre race, notre religion. On nous entretient dans le mythe que l'étranger est différent, c'est tellement plus confortable. En réalité nous sommes tellement semblables dans le bon et le mauvais, dans les erreurs et les fantasmes, dans la bêtise, la clairvoyance et la recherche du bonheur que notre parenté, notre fraternité est évidente. Ici ou ailleurs, j'ai croisé tellement de gens qui m'ont ému, m'ont révolté ou m'ont même effrayé. J'ai parfois partagé leur vie et leurs rêves, j'ai souffert de leur méchanceté et de leur stupidité. Tour à tour j'ai senti l'aiguillon de la haine ou de l'amour et je ne suis doué ni pour l'un ni pour l'autre mais j'ai compris que les seules vraies richesses étaient la capacité de compassion, la sensibilité et cette faculté de rêver et de s’émerveiller qui nous vient de l'enfance. Mille fois dans ma vie j'ai perdu mon innocence et cela m'a blessé mille fois, le petit enfant dans mon cœur agonisait puis il a repris vie, j'ai appris à le protéger d'une carapace d'épines comme un araignée de mer mais je l'ai gardé là, sa main dans la mienne et je veux la tenir jusqu'au bout du voyage quoi qu'il en coûte. Pour certains, sans doute je suis un idiot et c'est sans doute vrai et un fou aussi mais ne dit on pas que Dieu, s'il existe, ce que je ne puis confirmer, protège les idiots et les simples d'esprit?
Pour résumer, je m’intéresse au monde dans son ensemble, le sujet est vaste n'est-ce pas? il me donne le vertige, me laisse vide et indécis devant mon clavier. Au bord de l’Océan Atlantique ou je vis, les touristes se préparent à repartir après leurs courtes vacances. Leur vie les attends, ils doivent avec ou sans plaisir réintégrer les fonctions qu'ils occupent dans la société et quoi qu'on en dise elles ont toutes la même importance: celle de les nourrir, de leur donner un toit, d'entretenir le microcosme ou ils espèrent trouver un peu de joie et de bonheur. Ainsi sommes-nous tous, quelque soit notre pays, notre race, notre religion. On nous entretient dans le mythe que l'étranger est différent, c'est tellement plus confortable. En réalité nous sommes tellement semblables dans le bon et le mauvais, dans les erreurs et les fantasmes, dans la bêtise, la clairvoyance et la recherche du bonheur que notre parenté, notre fraternité est évidente. Ici ou ailleurs, j'ai croisé tellement de gens qui m'ont ému, m'ont révolté ou m'ont même effrayé. J'ai parfois partagé leur vie et leurs rêves, j'ai souffert de leur méchanceté et de leur stupidité. Tour à tour j'ai senti l'aiguillon de la haine ou de l'amour et je ne suis doué ni pour l'un ni pour l'autre mais j'ai compris que les seules vraies richesses étaient la capacité de compassion, la sensibilité et cette faculté de rêver et de s’émerveiller qui nous vient de l'enfance. Mille fois dans ma vie j'ai perdu mon innocence et cela m'a blessé mille fois, le petit enfant dans mon cœur agonisait puis il a repris vie, j'ai appris à le protéger d'une carapace d'épines comme un araignée de mer mais je l'ai gardé là, sa main dans la mienne et je veux la tenir jusqu'au bout du voyage quoi qu'il en coûte. Pour certains, sans doute je suis un idiot et c'est sans doute vrai et un fou aussi mais ne dit on pas que Dieu, s'il existe, ce que je ne puis confirmer, protège les idiots et les simples d'esprit?
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